Je ne suis qu'un grain de sable sur une immense plage, mais s'il n'y avait pas de sable, il n'y aurait pas de plage ...

A quoi ça sert de me présenter ? Vous êtes là pour lire, pas pour me connaître.
Décrire l'histoire ? Lisez et vous saurez, un peu de patience.

Pourquoi j'ai écrit cette fan-fic ? {Oui ceci est une fanfic sur Killerpilze, si tu aimes pas dommage ...} Juste que je viens d'en lire une sublime et que je me suis dis que je pouvais écrire aussi bien, qu'il suffisait d'avoir une idée (qu'à présent je tiens fermement)
Je dirais seulement que c'est pas ma première, mais que l'autre était nulle à pleurer ... J'espère que celle là sera mieux, on a le droit de rêver ...
Pourquoi Traum-atisme ? Parce que Traum c'est Rêve en allemand et tout le monde sait que Killerpilze est un groupe allemand et traum était déjà pris ...
Cette fic n'est pas un mouilloir (pardonnez l'expression) pour groupiasses en chaleur où l'héroïne se tape les membres du groupe à chaque coin de couloir ni un conte de fée où les oiseaux chantent et le ciel est bleu. Nan nan c'est juste l'histoire d'une vie, triste et joyeuse, l'histoire d'un rêve, l'histoire d'une réalité. (Pas une histoire vraie, mais plausible)
Tout n'est pas encore écrit, il vous faudra de la patience.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 11:36

Traum

[Prologue]

« Non ! Non ! Non ! »
« Je suis désolé madame. »
« Combien ? »
« Six mois, tout au plus .. »
« Vous aviez dit que ... »
« Hélas, on est jamais sûr de rien. »

Un ange passe. Les yeux de la femme s'embuent de larmes, l'homme, lui, la regarde sans rien dire. Son visage inexpressif semble presque dur face à la souffrance que montre celui de la femme. Ils doivent avoir à peu près le même âge, la cinquantaine. A vrai dire, la femme en a à peine quarante-cinq, mais ses yeux cernés et ses traits tirés trahissent un épuisement, un désespoir si grand qu'il semble qu'elle aie subi tous les malheurs du monde.

« Je pense que vous devez lui dire vous-même. »

L'homme n'obtient pas de réponse. Son interlocutrice reste songeuse, ses yeux vides examinant pour la énième fois ce bureau où elle est passée de l'anéantissement à l'espoir, puis aujourd'hui à cet état de morte vivante, vidée de la vie par ces quelques mots. Soudain, elle se redresse, comme écoeurée de ces murs blancs, de cette pièce si claire, si joyeuse où les rayons de soleil pénètrent librement. Ce trop plein de vie la dégoûte. Elle sort précipitamment.
L'homme essuie son front mouillé de perles de sueur et soupire bruyamment, ce métier n'est pas facile, mais il l'aime tellement. Il reste sans bouger, attendant le cri. Il retentit quelques secondes après, déchirant le silence. Un Non ! retentissant,plein de vie, rempli d'espoir brisé, qui lui fend le c½ur. Il y est habitué pourtant, mais c'est une chose qu'il ne pourra jamais entendre sans frissonner.


[...]

# Posté le jeudi 12 juin 2008 12:04

Modifié le jeudi 12 juin 2008 12:28

[Prologue 2]

[...]

Trois balles. Trois fois au centre de la cible. Dire qu'il y a quelques mois elle tremblait rien qu'à entendre parler d'une arme. Mais elle a pensé à elle, qui avait tant besoin d'aide et maintenant, elle pourrait tuer sans hésitation. Ces hommes ont fait d'elle une machine meurtrière, froide et calculatrice. Lors de sa première mission (il s'agissait juste d'une menace, elle devait faire peur à un petit informaticien) elle n'a même pas pensé que ce qu'elle faisait était mal, car pour elle la cause était un mal dont une innocente était victime. L'homme s'approche d'elle. « Parfait ! Tu vas pouvoir effectuer ce dont on t'a parlé, et après ça, tu en auras fini avec nous. Tu as bien eu toutes les instructions ? » Elle hoche la tête. On ne parle pas à un supérieur, c'est la deuxième règle. La première est de ne parler de ce qu'on fait en aucun cas. L'homme sort, lui laissant un revolver. Un Tanfoglio. Une arme de compétition ? De toute façon, elle ne doit pas l'utiliser. Elle le prend dans sa main et caresse la crosse froide.

[...]

# Posté le mardi 17 juin 2008 12:40

I) La chaussée est un lieu de rencontre à part entière...

Ce concert était épuisant. Physiquement. Le voyage avait été éprouvant lui aussi, surtout pour lui, qui a peur en avion. Heureusement le vol était court, sinon il ne l'aurait pas supporté. Il repense à ce merveilleux moment, lors du concert, où des centaines de feuilles en papier noires portant en rouge les signes « <3 » ont été levées par les fans. C'est dans ces moments-là qu'un sentiment d'accomplissement, de plénitude les enveloppe, tous les trois, les portant plus haut qu'on ne pourra jamais l'imaginer, leur faisant réaliser une musique magnifique, comme un cri du c½ur.Un éclatement de joie éclabousse leurs fans, béas devant une telle perfection, ressentant et amplifiant cette émotion partagée. Un sourire se dessine sur son visage. La satisfaction qui succède à ce moment si éphémère se lit encore dans ses yeux. Ses paupières se baissent, il va s'endormir, s'envoler vers des rêves plus beaux encore que celui qu'il vit au quotidien. La limousine noire ralentit, sûrement pour s'arrêter à un feu rouge. Mais bizarrement, une portière s'ouvre, et un autre, puis une troisième. Chaque claquement apporte un peu de l'air froid, ce qui le fait frissonner. Le dernier bruit le réveille tout à fait, le mettant de mauvaise humeur. Il sort du véhicule en grommelant. La fraîcheur de la nuit le surprend, il tressaille et resserre les pans de sa veste autour de sa poitrine. Ses yeux mettent quelques secondes à s'habituer à la pénombre régnante. Il avise un autre jeune homme, quelques pas devant lui et l'interpelle : « Eh Johannes ! Qu'est-ce qui se passe ? » « Ah ! Tu es réveillé ? » « Oui. » « Le chauffeur s'est arrêté pour la laisser traverser, déclare-t-il en désignant le sol devant la voiture. Il marque une pause et remet en place sa mèche de cheveux buns qui lui tombe dans les yeux, qu'il n'a pas encore démaquillés. Et, au milieu de la rue, elle s'est écroulée. » Il le rejoint, et là, dans la pâle lueur des phares, il découvre une frêle silhouette de jeune fille, allongée sur le dos au milieu de la chaussée, blanches comme un linge. En voyant ses yeux clos et ses lèvres bleutées par le froid, une vieille image refait surface dans sa tête, il tressaille et recule d'un pas, mais il s'approche à nouveau, comme attiré par un aimant invisible vers ce corps. « Qu'est ce qu'on fait ? » questionna le brun, tout pâle lui aussi. Un troisième jeune homme, blond et bouclé, contrairement aux deux autres qui avaient les cheveux soigneusement lissés, s'approcha : « Il faut la mettre au chaud !Viens m'aider Johannes et toi Fabian, reste pas planté là ! Ramasse son sac ! » Le maquillé et le blond s'approchent de la silhouette sombre, et aidés par le chauffeur, la soulèvent doucement. Le troisième, maugréant encore quelques paroles inaudibles, se penche vers le sac à main dont le contenu est éparpillé au sol et rassemble vite le tout en veillant à ne rien oublier. Quand il remonte dans la limousine, il sursaute de stupeur et de contrariété. Le blond a allongé la fille sur la banquette de gauche. Sa banquette. Comme elle ne prend pas toute la place, mâle allongée de tout son long, il reste un léger espace. Il essaye de s'y glisser, sans succès. La tête de l'inconnue lui rentre dans la cuisse. Alors doucement, pour ne pas la réveiller, il la soulève et dépose délicatement la tête endormie sur ses genoux. La voiture redémarre sur les ordres du blond qui demande que l'on s'arrête à l'hôpital le plus proche. Les deux grands discutent à voix basse. Se sentant exclu, le dénommé Fabian contemple le visage reposant sur ses jambes. *Quelconque.* Ni très belle, ni moche. Ses grands cheveux noirs semés de mèches bleues nuit s'étalent sur son front et ses joues. Il les écarte pour voir plus aisément ses yeux brun vert soulignés d'un épais trait de crayon noir et son nez en trompette. Sa bouche ne porte pas de trace de gloss ni de rouge à lèvres. Ses joues blêmes trahissent une absence de blush. *Ouf, ce n'est pas une pouf pouf.* « Regarde ! Elle était au concert ! » Il sort de sa contemplation et lève les yeux vers le blond. « Comment tu sais ça ? » « Elle a un billet, elle a même un autographe de toi Johannes ! » Ce dernier se lève de son siège et s'approche de la banquette. Il se penche sur le visage endormi et murmure « Charlotte. Je me souviens de ses cheveux. » Le blond s'avance, lui aussi et déclare tout en examinant la jeune fille à son tour : « Si tu écrivais mieux, j'aurais pu lire son nom sur le billet... »Son visage change brusquement d'expression. Fabian le regarde droit dans les yeux et y déniche une lueur de stupeur. « Quoi ? Qu'est ce qu'il se passe ? » « J'ai pris une photo avec elle, c'est vrai que ses cheveux sont reconnaissables. » C'est à ce moment-là, où les trois garçons sont penchés sur elle, que la jeune fille ouvre les yeux. « Ca va mademoiselle ? » Elle ne paraît pas les comprendre. « Elle ne doit pas parler allemand Mäx ! » « J'essaie en anglais ! » Cette fois-ci, la fille hoche la tête. « Tu es Charlotte, c'est ça ? » Nouveau hochement. « Moi, c'est Mäximilian, lui, ajoute-t-il en désignant le maquillé, c'est Johannes et ton oreiller personnel, c'est Fabian. » Elle se redresse brusquement et, à leur grande surprise, elle parle en allemand. « Je suis désolée d'être tombée comme ça, j'ai dû vous faire perdre du temps. » Fabian la regarde, comme hypnotisé par ces lèvres qui parlent si bien sa langue maternelle. Johannes sent son malaise et brise le silence. « C'est rien, on t'emmène à l'hôpital, tu t'es peut-être fait mal ! » A l'énonciation du mot “hôpital”, la jeune fille réprime un mouvement de panique. Elle allonge le bras pour attraper son sac. « C'est bon, c'était juste de la fatigue, je vais rentrer à l'hôtel. » « On te dépose, c'est peut-être sur notre route ! » »Nan je vais prendre un taxi, je ne veux pas vous déranger. » « Tu ne nous déranges pas. » Mais elle a déjà ouvert la portière, la limousine s'étant arrêtée à un feu rouge. Cependant, une main l'arrête. Celle de Fabian. Il ne sait pas pourquoi il fait ça. « Reste ! » « Non ! » Elle se dégage et sort. La limousine redémarre, laissant la jeune fille seule sur le trottoir.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 07:45

Modifié le mercredi 18 juin 2008 10:30

II) Un chOc favOrise les retrOuvailles.

9 heures. Elle se réveille doucement. Elle pose les pieds par terre, cherchant sa descente de lit en laine. Mais elle abandonne vite en se rappelant qu'elle n'a pas dormit chez elle cette nuit. Elle sort du lit à contre c½ur et grelotte. Elle empoigne sa veste et l'enfile sur son pyjama, un simple Tshirt. Elle ouvre sa valise, et après quelques secondes de réflexions, elle choisit un slim mauve et un Tshirt noir. Après s'être préparée, elle enfile une paire de ballerines et sort dans le couloir. Elle observe autour d'elle avec attention le sol recouvert d'un tapis rouge écarlate et les tableaux accrochés entre chaque porte , sur les deux murs. Les numéros de chaque chambre sont gravés sur des plaques dorées. *Très chic. Il a pas réservé une merde !* Et elle se souvient d'avant, quand ils voyageaient tous les quatre. Elle revoit toutes ces chambres qu'elle avait partagées avec son frère. Soudain elle est projetée par terre. Elle reprend ses esprits et se relève, tirée par une main tendue. Levant le regard vers la personne qu'elle a percutée, elle étouffe un cri. « Tiens te revoilà ? Je ne savais pas que tu couchais ici. Bien dormi ? » « Oui et toi ? » L'Allemand, le blond. « On se fait la bise ? » Elle l'embrasse. Il lui demande si elle a déjà déjeuné. Comme elle répond par la négative, il lui propose de l'accompagner, il descendait justement retrouver Johannes et Fabian. Elle le suit. Il a l'air de connaître cet hôtel. « A chaque fois qu'on joue sur Paris, on dort ici. » Il lit dans ses pensées ou quoi ? Ils descendent tous deux le grand escalier en marbre. La rampe, taillée dans quelque bois précieux, brille tant elle est polie et cirée. Dans le hall, ils prennent le couloir à droite et traverse des salles à manger bondées. Toutes sont très classes, dans le même style que le reste de l'hôtel. Le blond continue son chemin jusqu'à une salle plus moderne. Le rouge et l'or dominant le reste du bâtiment laisse place à des couleurs vives. Le turquoise, le framboise, l'orange et le vert anis se côtoient sur les murs en touches légères. Les tables et les chaises sont d'un blanc crème immaculé et le sol est recouvert d'une résine gris perle. Des hauts parleurs diffusent une musique branchée couverte par le brouhaha des clients. L'ensemble de la pièce est éclairé par de grandes baies vitrées qui donnent sur le jardin à l'anglaise de l'hôtel. Elle examine la terrasse en bois exotique, où sont disposées des tables et des chaises de jardin vert tendre, et un peu plus loin des bain de soleil du même ton. Le jeune homme avance toujours, pour se glisser derrière une sorte de paravent formé par des plantes vertes recouvertes de fleurs aux couleurs éclatantes. Là, assis à cette table isolée du reste de la salle, sont installés Johannes et son frère. « Eh ! Charlotte ! Ca va ? » « Oui et toi Johannes ? » « Oui, mais appelle-moi Jo' ! » « D'accord, tu n'as qu'à m'appeler Cha' ! » Elle s'installe en face de lui et Maximilian fait face à Fabian. Celui-ci daigne lever la tête et émettre un grognement. « Tu l'excuseras, mon petit frère n'est pas du matin. »
[...]

« Bon on y va les gars ? » Elle pousse un discret soupir ; le petit-déjeuner est fini et ils vont devoir se séparer. Mais à sa grande surprise, Fabian lui demande si elle veut aller dévaliser les magasins avec eux. Elle acquiesce. « Chic ! » lance un Johannes plein d'enthousiasme.

# Posté le samedi 05 juillet 2008 13:41

Modifié le lundi 07 juillet 2008 06:10